Louisette Blanquart, née Louise Blanquart le à Lille (Nord) et morte le à ParisÉtat civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970., est une syndicaliste et une journaliste française.
Biographie Enfance et jeunesse à Lille Louise Blanquart, dite Louisette, naît le à Lille (Nord). Elle est la fille de , dirigeant de l’union régionale CFTC du Nord, un des fondateurs du Parti démocrate populaire..
Elle est élevée dans le cadre de la religion catholique. À la rentrée de 1936, elle devient institutrice en maternelle puis en classe élémentaire.
Passionnée par les questions sociales, elle fait la lecture décisive de Quand les sirènes se taisent de Maxence Van der Meersch. N’étant pas ouvrière, elle ne peut adhérer à la branche féminine de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC).
En 1938, elle décide de rentrer chez les Compagnes de Saint François, branche féminine des Compagnons de Saint François dont l’objectif est de constituer des communautés fraternelles de jeunes, de milieux et de pays différents, formés à une vie évangélique par la pratique du pèlerinage.
Après avoir perdu son emploi en 1939, elle devient auxiliaire sociale à la chambre syndicale de la métallurgie de Lille.
Années en zone libre Elle suit ses parents qui se réfugient en zone libre, à Lyon au début de la guerre. Elle diffuse les cahiers clandestins de Témoignage chrétien, fondé en 1941 par le mouvement de résistance du même nom, et prépare des congrès de la JOC. Elle est ensuite assistante médico-sociale à Firminy et à Annonay.
À l’issue d’un pèlerinage à la Sainte-Baume près de Marseille, elle décide de s’engager au service de la classe ouvrière. Elle rencontre la communauté de Boimondau de Marcel Barbu.
Années en usine Elle part vivre à Paris au début de 1944 et est alors élue à la direction des Compagnons de Saint François où elle s’occupe des activités culturelles. Elle est également secrétaire de rédaction de Sillage, journal de la branche féminine de la JOC.
Elle décide de travailler en usine pour partager la vie des ouvriers. Elle est embauchée en 1946 de Saint-Ouen et se syndique à la CGT.
Contrainte de quitter cette usine après y avoir contracté des anthrax en travaillant à l’emballage des charbons, elle reprend, en 1947, un travail à la cantine de l’usine Ferrodo.
Engagements politiques et syndicaux Cette année-là, elle adhère au Parti communiste français. Membre du Mouvement de la Paix, elle milite pour la signature de l’Appel de Stockholm puis contre les guerres du Viêt Nam et d’Algérie.
Après une période de chômage, elle travaille dans une biscuiterie à Paris-9 puis de 1951 à 1953 dans la biscuiterie dans le 18 où elle est responsable de l’union locale CGT.
En 1953, elle perd sa foi religieuse après lecture des travaux de Pavlov sur les réflexes conditionnés.
En 1955, elle devient secrétaire de la fédération CGT de l’Alimentation avec la responsabilité de ses branches féminines. À ce titre, elle fait partie de la commission féminine de CGT.
Élue à la commission de contrôle financier de 1959 à 1969, soit cinq mandats consécutifs, elle devient membre de la commission administrative de la CGT en 1965 lors du confédéral. Elle écrit également des articles dans la Revue des travailleuses. En 1964, elle participe à la Conférence mondiale des travailleuses.
Engagements journalistiques À partir de 1964, elle est rédactrice en chef d’Antoinette, magazine mensuel de la CGT. En , elle est en désaccord avec Madeleine Colin directrice du journal et membre du Bureau confédéral de la CGT, elle revient alors à la fédération de l’Alimentation.
Elle devient, en 1970, rédactrice à L'Humanité dans la rubrique vie intérieure où elle écrit plus particulièrement sur les femmes et aborde la question de l’avortement. Licenciée pour raisons économiques en 1979, elle quitte le Parti communiste français en 1990.
Dernières années Elle finit par militer avec Les Verts et prend part aux recherches d’un groupe de femmes, le groupe Ruptures.
Elle meurt le dans le arrondissement de Paris.
Ouvrages Femmes, l’âge politique, Éditions sociales, 1974. Changer l’économie, trois clefs et un calendrier (en collaboration), Éditions sociales, 1977. Entretiens de Louisette Blanquart avec Anicet Le Pors, Paul Boccara, Claude Quin et Philippe Herzog.
Hommages En , la place Louise-Blanquart est inaugurée dans le de Paris en son honneur..
Notes et références
Annexes Bibliographie Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social de 1940 à 1968, tome 2, éditions de l’Atelier, 2006. Liens externes
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